Nuisances croissantes: « une autoroute au-dessus de la tête »

  • Une perception très nette d’un accroissement du bruit et des nuisances

Ayant grandi en dessus de la piste de décolage d’un petit aérodrome en rase campagne fribourgeoise, j’ai été habitué au vrombissement des avions. Habitant désormais en dessous de Beaulieu, je trouvais ce vrombissent quand même problématique pour une ville. Néanmoins, c’est ma fille d’une année et demie qui m’a fait comprendre à quel point nous étions survolés d’avions. Lorsque nous sommes sur notre balcon (orienté plein sud), c’est quasiment toutes les 5 minutes qu’elle me montre (hélas fièrement) le ciel en disant « avions avions ». Je n’aurais jamais réalisé à quel point le nombre de décollages / atterrissages était ahurissant. Jeune Papa, habitant Lausanne près du palais de Beaulieu

Cela fait 30 ans que les habitants des quartiers situés le long des couloirs utilisés par les pilotes de la Blécherette protestent contre les nuisances imposées par les avions. Au fil des ans, ces nuisances des avions aussi bien que des hélicoptères sont devenus, 7 jours sur 7, de plus en plus insupportables. Habitante de 70 ans environ, quartier de Pierrefleur.

Lorsque je me mettais à ma table de travail le samedi matin pour réviser mes cours, je souffrais d’un manque de concentration en raison du survol des avions, j’avais l’impression d’avoir une autoroute au-dessus de la tête » Etudiante habitant le chemin du Risoux, quartier du parc de Valency

Avant j’aimais bien les avions. Les pilotes ne volaient pas par-dessus des églises le dimanche à l’heure du culte ou de la messe. Ils avaient une attitude de respect… Ce sont les écoles de pilotages qui dérangent surtout l’après-midi quand je veux faire ma sieste après le repas. Ceci à partir du printemps. Mais vraiment ces Pilatus sont trop bruyants, ils font un bruit énorme. Je plains les riverains de Pierrefleur. Habitant de l’EMS Béthanie (90 ans).

On a l’impression qu’en plus des décollages et atterrissages, certains pilotes se promènent avec des avions très bruyants au-dessus de nos têtes. Pour limiter les nuisances de ces tondeuses à gazon au-dessus de nos têtes je mets des bouchons d’oreille, mais c’est gênant toute la journée ». Habitante, autour de 50 ans, Bergières.

J’habite à l’Av. de la Vallombreuse depuis 10 ans. Je suis gêné par les activités de l’aéroport. Peu au début, moyennement depuis 5 ans et beaucoup depuis 2 ans. La gêne est due au bruit des décollages Nord-Sud, surtout ceux des PC12, à la fréquence des mouvements des vols (écoles de pilotages surtout), des atterrissages Sud-Nord des PC12 et autres « Gros » et aux mouvements hors horaire d’ouverture. Ce sont-là les mouvements les plus gênants ».

J’habite le quartier des Bergières depuis plus de 15 ans. Au début je n’étais pas gêné par les activités de la Blécherette. Les mouvements des avions étaient certainement moins importants et moins bruyants, parce que je n’étais gêné qu’occasionnellement. Je ne saurais dire depuis quand, mais quelques années certainement, cela devient difficile à supporter. Il y a certains jours c’est un raffut incroyable. Je pense que le confinement lié au COVID a rendu plus perceptible le bruit en semaine. Pour les gens qui travaillent comme moi, on s’en est rendu compte avec le télétravail. On s’est retrouvé comme les retraités qui doivent subir tous les jours ces nuisances ». Habitant des Bergières, la cinquantaine.

« ça sent le kérosène dans ma chambre à coucher ». Habitante de Désert.

« J’évite de me tenir sur le balcon les jours de beau car c’est souvent un défilé d’avions bruyants qui décollent en direction du lac. Je plains les personnes âgées de mon voisinage qui sont à domicile toute la semaine ». Habitante de la cinquantaine, Pierrefleur.

« A partir du printemps, ces avions sont insupportables, les écoles nous survolent toutes les minutes, nous n’avons pas la paix. Surtout maintenant avec ces gros avions bruyants… surtout quand les gros avions nous passent par-dessus et surgissent tout d’un coup de la forêt, c’est épouvantable et ils nous font peur », Habitante de 60 ans environ, qui promène régulièrement son chien dans le parc Rivier.

 « Durant les ECR (examens cantonaux de référence) écrits, je me trouvais perturbée par les moteurs des avions. En été on laissait les fenêtres ouvertes, on ne voulait pas les fermer, mais c’était parfois infernal. Ces avions m’ont poursuivie aussi à l’école des Bergières. Pendant les récrés, on s’arrêtait de jouer pour regarder les avions avec stupeur, ébahis, ce bruit nous faisait peur, mais pas aux garçons. » Habitante de 18 ans, qui a été à l’école de Pierrefleur (primaire), puis à l’école secondaire aux Bergières.

« Jusqu’à il y a environ 2 ans, le bruit des avions était surtout perceptible le week-end, et de manière encore supportable. Aujourd’hui, dès que le temps est beau, les décollages se succèdent tous les jours de la semaine et de manière très rapprochée (2 à 3 minutes). Il devient difficile de garder les fenêtres de la maison ouvertes et encore plus de rester dans le jardin. Nous sommes obligés de monter considérablement le ton quand nous discutons, voire d’interrompre la conversation. Et avec le télétravail, c’est juste infernal. Une habitante des Bergières, 52 ans.